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Réforme des rythmes scolaires : le "18 octobre" est tombé !

Publié le par Talant Avenir

Voici encore deux semaines et si l'on en croyait l'Education Nationale, il fallait impérativement que communes et intercommunalités se soient prononcées pour le 18 octobre sur une organisation hebdomadaire du périscolaire pour appliquer la réforme en septembre 2014.

J'avais invité mes collègues de Côte-d'Or à ne pas céder à cette pression et à garder la maîtrise de leur calendrier.

Un courrier adressé hier par l'Académie de Dijon précise finalement que "le retour de ce document initialement prévu pour le 18 octobre pourra être repoussé si la concertation nécessaire localement est à poursuivre". (voir PJ)

Je me réjouis donc que la sereine résolution des élus locaux fasse chanceler l'obstination ministérielle.

Après la perte de tout contenu, la deuxième barrière est tombée : l'administration recule. Les PEdT ne sont plus indispensables. Dans l'Oise, une commune est revenue de la réforme, repassant à la semaine de 4 jours face à l'impossibilité pratique de poursuivre l'expérience entamée en septembre. Les parents se regroupent, des collectifs se créent, des élus se dressent, des pétitions fleurissent, des manifestations se préparent. La réalité du terrain contredit les théories de bureau.

En Côte-d'Or, le courrier de l'Inspectrice d'académie admet que son administration va trop vite. Sur tous les aspects, les faiblesses de la réforme apparaissent, et le reflux constaté ces dernières semaines dans les ambitions ministérielles n'est pas loin de tourner à la débâcle générale, conséquence d'une opération aventureuse menée à la va-vite.

Produisant les effets inverses à ceux espérés, sacrifiant ses objectifs premiers, cette réforme doit être suspendue et repensée.

Invité à m'exprimer après demain en direct sur France 3 (émission La Voix est Libre, animée par Lilian Melet – samedi 12 octobre de 11h30 à 12h20) je poserai la question des coûts et demanderai qu'ils soient assumés par ceux qui les imposent ; je dirai la fatigue des enfants à qui on inflige des journées plus longues qu'auparavant ; je ferai valoir l'impossibilité pour les petites communes de créer des centres de loisirs partout.

Gilbert MENUT

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