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Permis de conduire : libérer le passage

Publié le par Talant Avenir

En Côte-d'Or, 10 inspecteurs sont en théorie disponibles pour faire passer l'examen du permis de conduire. En théorie seulement : le jeu des congés, des formations, des dispenses de fonctions, fait que dans la pratique ces fonctionnaires ne sont que 3 ou 4 réellement disponibles sur le terrain chaque jour. Il faut 2 heures pour faire passer 3 candidats. Chaque auto-école se voit attribuer un quota de places pour présenter ses candidats. Cette attribution est chroniquement insuffisante, et certaines écoles de conduite n'obtiennent que le tiers des places qui leur seraient nécessaires. Cette pénurie de places d'examen ouvre la voie à tous les petits arrangements dont les apprentis conducteurs feront toujours les frais.

 

Dans les campagnes notamment, le permis de conduire est crucial : il permet d'anéantir des distances qui, sinon, restent des frontières. Comment aller travailler sans prendre sa voiture ? Comment même trouver un emploi ? Les transports en commun, quoique performants, n'auront jamais la souplesse et l'autonomie que procure un véhicule personnel. Et cela vaut en ville.

Le Conseil Général de côte d'Or a pris conscience de ces anomalies. Il a créé dans le cadre de son Programme Départemental d’Insertion 2010 – 2013, un dispositif qui soutient le passage du permis de conduire pour des jeunes apportant en échange du temps d’investissement bénévole au sein d’associations.

C'est une bonne idée, parce que la première mesure de sécurité routière reste la formation des jeunes conducteurs eux-mêmes. Cette formation a considérablement évolué et obtenir un permis de conduire est devenu un vrai travail. Il faut que l'Etat, de son côté, permette à ceux qui ont travaillé cet examen de faire valoir cet effort : ils doivent pouvoir passer l'examen. Plus largement encore que le bac, le permis de conduire responsabilise les jeunes, leur ouvre une certaine mobilité sans laquelle l'émulation de la vie active ne se fait pas. C'est un examen difficile, qui ne devrait avoir comme contrainte de réussite que les compétences inspectées du futur automobiliste, et pas la tracasserie administrative.

Personne n'est obligé d'apprendre ; personne ne devrait être empêché de le faire.

 

Gilbert Menut

Maire de Talant

Vice-président du Conseil Général de Côte-d'Or

Vice-président du Grand Dijon

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SEMAAD : Gilbert Menut réclame des comptes

Publié le par Talant Avenir

Texte de l’allocution prononcée lundi 19 novembre par Gilbert Menut lors du Conseil Communautaire du Grand Dijon.

Il s’agissait en l’occurrence de réagir à la présentation du « Rapport d'observations définitives établi par la Chambre Régionale des Comptes de Bourgogne Franche-Comté sur la gestion de la Société d'Economie Mixte d'Aménagement de l'Agglomération Dijonnaise (SEMAAD) - Années 2007 à 2010 ».

 

Monsieur le Président,

Mes chers collègues,

 

La rapport qui nous est présenté amène la trouble aussi bien ici que dans les Conseils Municipaux devant lesquels il est ou va être présenté.

Je ne reviens pas sur les faits, qui sont clairement exposés dans le rapport de la Chambre Régionale des Comptes.

Ils touchent à deux domaines principaux : le train de vie des dirigeants de l’institution ; la structure et les liens complexes entre la SEMAAD et la SPLAAD.

Le premier point est assez facilement remédiable, même si changer les mauvaises habitudes est quelque fois difficile. Le changement de directeur est un signe encourageant. Le précédent semble continuer à progresser dans la carrière, ce qui n’est pas un petit paradoxe et n’encourage guère à la vertu, mais pour ce qui nous concerne on peut admettre comme sincère la volonté de changement et de reprise en main.

Sur le second point, nous restons sur notre faim. Le récent courrier reçu dans les mairies nous invitant à participer à la recapitalisation de la SPLAAD n’est pas pour nous rassurer sur la santé financière du tandem formé par les deux sociétés, sans oublier l’EPLAAD. Des renseignements doivent êtres publiés sur ce sujet en vue de la bonne information des élus en particuliers, des citoyens plus généralement.

Si l’on peut admettre le report de 6 mois du rendu de bilan pour qu’il porte sur une période plus propice, ou du moins laissant à la nouvelle direction le temps de prouver l’efficacité de son action, je pense que l’autre point, à savoir la clarification des montages financiers et des relations entre les différentes structures, ne peut attendre.

Je souhaite que notre assemblée demande de la manière la plus formelle aux présidents et aux bureaux des dites sociétés, les renseignements appropriés et qu’il nous en soit rendu compte.

Si satisfaction ne nous est pas donnée sur ces deux points, il nous reviendra d’en tirer les conséquences y compris à l’égard des élus directement responsables.

En l’état, je m’abstiendrai et recommande l’abstention à cette assemblée lors du vote de ce rapport.

 

Gilbert Menut

Maire de Talant

Vice-président du Grand Dijon

Vice-président du Conseil Général de la Côte-d’Or

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Discours du 11 novembre 2012

Publié le par Talant Avenir

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les Présidents,

Messieurs les Officiers

Mesdames et Messieurs,

et les enfants très nombreux aujourd’hui

 

Le 11 novembre est la troisième grande commémoration de l’année après le 8 mai et le 14 juillet.

Le 14 juillet, c’est la fête de la Liberté et de la Nation. En fait, la fête de la Fédération, le peuple tout entier rassemblé.

Le 8 mai, c’est aussi la fête de la Liberté, la Liberté retrouvée : on se rappelle des paroles du Général de Gaulle à Paris : Paris outragé, mais Paris libéré par lui-même.

D’ailleurs souvent on parle de la Libération.

Le 11 novembre, c’est autre chose. Dans ce mois d’automne froid, aux lendemains de la Toussaint, le 11 novembre c’est le souvenir des morts à la guerre. Bien sûr, c’est les   provinces   retrouvées, l’unité nationale reconstituée, l’intégrité territoriale rétabli, mais c’est le souvenir écrasant de tant et tant de morts.

Les morts, les blessés, les éclopés, les gazés, les gueules cassées.

Aujourd’hui la chirurgie réparatrice redonne forme et aspect, remplace la peau, ou appareille. Autrefois, si l’on survivait, c’était en restant si j’ose dire « imprésentable ».

Que de souffrances et de peines !

Triste destin des hommes !

Curieux destin des peuples et des nations. L’Allemagne qui s’y prit à deux fois pour gâcher son histoire. La France qui ne s’est jamais remise affaiblie qu’elle était dès la fin du XIXe siècle.

Aujourd’hui 2 nations s’efforcent à travers une époque dominée par d’autres de se retrouver et de préparer ou sauvegarder un avenir dont chacune sent qu’il sera commun ou secondaire.

La crise – mais est-ce une crise ou un nouvel état durable des choses – la crise nous interroge, nous bouscule. C’est par l’effort commun que l’on peut y arriver.

A nous, citoyens, de veiller à ce que notre pays suive cette unique voix d’avenir.

Aussi pour marquer notre volonté, déjà je vous invite le 9 mai prochain – fête de l’Europe – à refaire sur le rond-point de l’Europe le geste fait en commun avec nos amis de Gimbsheim.

Nous monterons au lendemain de la fête de la victoire les drapeaux de l’Europe et des 6 nations fondatrices.

Hommage à nos morts.

Hommage à la paix.

 

Gilbert Menut

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Pourquoi M. Woynaroski se trompe de colère

Publié le par Talant Avenir

M. Woynaroski lit ma prose (http://infos-dijon.com/article.php?sid=28967&thold=0) : cela m'honore ; mais pourquoi répond-il à des remarques qui ne le concernent pas, et surtout avec tant de maladresse ?

Me reproche-t-il d'être trop bon au Grand Dijon ? A Talant, ne vote-t-il pas lui-même 85 des délibérations municipales, les 15% restants se partageant entre de nombreuses abstentions et quelques oppositions ?

Me reproche-t-il de l'incohérence sur le dossier de la LiNo ?

J'ai pourtant soutenu le texte proposé par le Président du Grand Dijon pour sortir de l'impasse organisée par les Verts… Je me languis, comme François Patriat de devoir attendre encore 14 mois l'ouverture de cet ouvrage nécessaire. D'ores et déjà, je réclame qu'on enclenche la deuxième tranche, sans attendre les bouchons.

Quant à soutenir le Président du Conseil Général, c'est le moins que je puisse et doive faire, en bonne relation avec le Président du Grand Dijon, car c'est précisément ma mission : l'un et l'autre m'ont confié comme délégation réciproque de veiller aux bonnes relations entre le département et l'agglo.

Quant au tram, je suis à l'aise et chacun pourra en juger : j'ai voté contre avec quelques autres (on était 6) et pour des raisons financières. Prémonition ?

Et j'ai soutenu au Conseil Général l'idée de participer financièrement au choix d'une large majorité, ce qui a été fait (20 millions d'euros).

Et puis surtout chacun est libre. Je ne conteste pas ses votes à M. Woynaroski, même quand il vote contre le principe d'un prêt bonifié de la CDC pour le quartier du Belvédère. Il fait comme il veut, et moi comme je le sens... à moins que je ne le sente autrement.

Pour moi dans ce dossier, c'est clos.

 

Gilbert Menut

Maire de Talant

Vice-président du Grand Dijon

Vice-président du Conseil Général

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Transports communs

Publié le par Talant Avenir

Les organisations syndicales représentatives des salariés de Divia ont déposé des préavis de grève : tous les jours en semaine, le service des bus et des trams sera interrompu de 7h10 à 8h, ainsi que toute la journée des samedis.

Cette situation touche en premier lieu les habitants du Grand Dijon et donc de Talant : les collégiens, les lycéens, les étudiants, les travailleurs, les personnes âgées.

 

Le nouveau réseau qui s'est bâti autour des lignes de trams pose apparemment des problèmes nombreux : les salariés de Divia ne sont pas les seuls à plaindre. À la difficulté de s'adapter à autant de changements décidés d'un coup d'un seul (horaires, parcours, billettique, hausse des tarifs etc.), s'ajoute pour les usagers le prix de mouvements sociaux qui empêchent leurs déplacements ou les rendent plus compliqués encore. On est loin de la société apaisée qu'on nous promettait voici 6 mois. Je déplore, naturellement, que le manque de dialogue social soit allé jusqu'à laisser penser que toutes les évolutions du réseau étaient dominées par la précipitation.

 

Après des années de travaux menés à pleine charge, et trois réseaux de transports dessinés en moins de 10 ans, le bilan à un mois de l'inauguration finale est inquiétant : des populations fatiguées, des transports en commun conflictuels (Divia contre Transco, Dijon contre les taxis) et des commerçants déboussolés.

 

Or, dans les circonstances actuelles où la crise "qui n'existait pas" en mai s'est "brutalement aggravée" en octobre, la population est légitimement préoccupée par son avenir proche : elle devrait en toute logique et en tout apaisement avoir d'autres soucis que ceux provoqués par des querelles sociales qu'un peu d'empathie et de bon sens auraient pu éviter.

Je souhaite que les choses rentrent dans l'ordre rapidement : nos compatriotes qui travaillent ont besoin de sécurité et de sérénité pour affronter les graves conséquences des décisions gouvernementales qui se profilent.

 

Gilbert Menut

Maire de Talant

Vice-président du Conseil Général de Côte d'Or

Vice-président du Grand Dijon

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