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Débat d'orientation budgétaire

Publié le par Talant Avenir

Conseil Municipal du 18 novembre 2013

Intervention de Gilles TRAHARD

au nom du Groupe Talant Avenir

Débat d’Orientation Budgétaire – Budget 2014

M. Le Maire, Mesdames & Messieurs les Adjoints, chers collègues,

Permettez-nous en préambule de cette intervention de remercier les services pour le travail réalisé et les éléments qui viennent de nous être présentés.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas démérités. En effet, ils nous permettent, nous élus de la Ville de Talant, de préparer l’année 2014 avec le plus de professionnalisme possible, en nous démenant au milieu d’un cadre politique national inconstant, incohérent et incompétent.

Vous le voyez, le cadre budgétaire qui nous est proposé pour 2014 est emprunt de sagesse et de prudence. Après des années de remise à niveau des équipements et des bâtiments municipaux, et un niveau d’investissement jamais atteint ces 10 dernières années, la réussite des projets sur les quartiers du Belvédère et Libération en témoignent, il est de notre responsabilité politique de participer à l’effort national de redressement des comptes publics, en maitrisant nos charges MAIS sans faire les poches des Talantais.


En effet, notre position communale n’est pas évidente, devant l’avalanche des dépenses subies et les pseudo-économies faites par l’Etat sur le dos des collectivités locales.

Vous voulez quelques exemples ? Il suffit de piocher dans la liste officielle donnée par le DOB du Grand Dijon. Tout cela dans une normalité sidérante et un silence fracassant qui est bien à l’opposé des mensonges de la Gauche lors des budgets sous la Présidence Sarkozy où les dotations ont été maintenues il faut le redire, sans relâche.

  • Les Contrats d’Avenir : le gouvernement veut sponsoriser la baisse du chômage, mais c’est aux collectivités locales qu’il est demandé d’embaucher. Sur Talant, nous profiterons de ce dispositif certes, mais dans la limite de nos réels besoins (cad. 2 postes).
  • La revalorisation des catégories C, plus de 100.000 € pour la Ville de Talant, qui constitue un frein à l’embauche de nouveaux collaborateurs. On augmente le coût du travail sans pouvoir augmenter le volume ni le nombre d’heures travaillés et donc sans se donner des capacités d’embauche. Bien joué en temps de crise !!
  • La réforme des retraites ; une charge supplémentaire de 45.000 € pour la ville.
  • Et j’en passe … La hausse de la TVA, le versement transport, la péréquation horizontale etc. etc. la liste s’allonge de jour en jour

Et la politique de la ville ? Que dire des incertitudes qui pèsent depuis 18 mois sur le sujet par les remises en cause systématiques et obstinées des politiques antérieures. Malgré tous nos efforts, la situation de certains habitants ne s’améliore pas, car même à Talant le chômage ne baisse pas. La cohésion sociale et la Réussite éducative restent des domaines où un fort soutien est nécessaire. Tout supprimer ou même fortement diminuer serait dommageable. Un budget de 200 000€ pour la ville de Talant est en jeu, il se fragilise et sa pérennisation est plus qu’incertaine

L’Etat veut nous faire croire qu’il réduit son déficit. En effet, il réduit les dotations aux communes (entre 150.000 et 200.000 euros pour Talant en 2014), mais sans donner aux communes les moyens de compenser ces pertes financières. Que vont faire les communes ? Prendre cet argent aux contribuables ? A Talant nous ne pouvons nous y résoudre.

Autre tentative de fric-frac gouvernemental, plus digne des Pieds Nickelés que d’Arsène Lupin d’ailleurs, la réforme des rythmes scolaires. Voila un exemple de décision gouvernementale absurde, que l’Etat tout-puissant demande aux communes d’assumer alors qu’elles n’ont rien demandées ; Bel exemple de courage ! Et pour Talant, l’addition risque d’être salée avec une première estimation de 150.000 euros en année pleine.

Que nous ayons étudiés 4 jours, 4 jours et demi ou 5 jours, nous sommes tous capables, sans temps périscolaire, de faire l’addition :

Revalorisation des catégories C + réforme des retraites + baisse des dotations + réforme des rythmes scolaires = a minima 450.000 euros que le Gouvernement détourne des finances communales pour financer sa politique !

Que nos concitoyens se rassurent, la municipalité ne sera pas en 2014 le complice du braquage fiscal des Talantais !

La gestion municipale et notamment la maitrise du niveau d’endettement communal nous permet de ne pas prévoir en 2014 de progression des taux d’imposition sur la part communale.

Des sacrifices et de la rigueur supplémentaires seront faits dans la gestion communale, tout en maintenant la qualité des services rendus à la population et les investissements courants d’entretien des bâtiments, voiries et équipements communaux.

Nous resterons vigilants tout au long de cette année 2014 pour mesurer l’impact des diktats à venir sur les finances de la ville, en ayant le doux espoir que notre capacité d’autofinancement ne fonde pas comme neige au soleil.

Il n’est pas dans notre volonté, et ce ne serait d’ailleurs pas responsable, de devoir faire repartir la dette et la fiscalité pour financer des rêves, des idéaux, des fantasmes d‘un autre qui, parce que son porte-monnaie est vide et parce qu’il est lâche, se sert dans celui des plus économes et responsables.

Même s’il faut rester prudent et relativiser l’impact global pour les Talantais, nous pouvons donc nous satisfaire de la solidarité fiscale envers les habitants, avec la mobilisation de chacun des élus de la Majorité et des services municipaux pour contenir le niveau des prélèvements, là où nous avons encore notre mot à dire.

Le Groupe Majoritaire Talant Avenir plébiscite donc cette gestion communale, et c’est ce vœu qui nous servira de cadre lors de l’élaboration du Budget 2014.

Gilles Trahard

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Les Miss et les "phâmes"

Publié le par Talant Avenir

Youpi ! Les miss France à Dijon ! Youpi, le sénateur-maire invite à tout va !

Mais à propos, que pensent les suffragettes du PS -Darciaux, Maglica, Popard, Koenders, Tenenbaum et les autres- de cette utilisation commerciale et dégradante de l'image de la femme (prononcez "phâme") ? Elles en pensent quoi ? Hein ? J'écoute... Non, rien ? Je n'entends rien...

Gilbert Menut

Les Miss et les "phâmes"

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Discours du 11 novembre

Publié le par Talant Avenir

Commémoration de l'Armistice du 11 novembre 1918

Allocution De Gilbert Menut, Maire de Talant

Talant le 11 novembre 2013

Mesdames et Messieurs les Présidents,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

Monsieur le Curé,

Monsieur le représentant des autorités militaires,

Il y a 100 ans la guerre n'allait plus tarder. Les haines entretenues depuis la désastreuse guerre franco-prussienne allaient à nouveau exhaler le trouble, les désastres et la mort contre les peuples européens.

La France, qui se croyait forte mais ne l'était plus ni matériellement ni intellectuellement. L'Allemagne qui se croyait forte et l'était mais pas au point de résister à une grande alliance.

Le Royaume-Uni, bref tous les peuples européens trop occupés à régler leurs comptes sans voir que le monde avait changé. La grande puissance était déjà l'Amérique, des idées nouvelles étaient prêtes à éclore en Russie. Le monde se faisait et se décidait déjà largement ailleurs qu'en Europe. En France, on remâchait les sombres débats du XIX° siècle, on se saoulait de grandes idées et de petits abandons. Depuis le Second Empire tué par la Prusse, la République et les idéologies allaient faire maquer à la France l'évolution du monde.

Je crois que l'on a jamais, depuis, tourné la page entre une histoire rayonnante et des idéaux successifs dont les autres nations se sont le plus souvent affranchies. D'autres peuples ont suivi le même sort : l'Autriche a perdu son empire et n'est depuis qu'à peine l'ombre de ce qu'elle fut ; l'Angleterre, île du grand large, mal amarrée au port.

Il y a donc 100 ans, on allait un jour récupérer l'Alsace et la Lorraine. On allait les reprendre aux Boches. On n'avait pas peur, et la revanche était même un des liens politiques les plus forts du pays si divisé par ailleurs.

Ainsi, cet anniversaire du 11 novembre est déjà marqué par le centenaire du début de la Grande Guerre de 1914 et les premiers préparatifs ont commencé. Cela appelle réflexion.

D'abord, je ne suis pas sûr que le sujet passionne les autres pays belligérants de l'époque, y compris chez les vainqueurs.

L'engouement un peu provoqué, en particulier auprès des communes, s'il souligne la bonne volonté, ne montre pas toujours une grande inventivité. Il montre aussi des oublis, un gommage, une relecture des faits de cette époque qui tournent au contresens si ce n'est à la trahison de la pensée, du courage, du sacrifice des Français de cette époque.

L'Histoire, il est vrai, se laisse raconter, mais le peu que nous ayons vu à ce jour traduit à mon sens un travers permanent de la société française, qui est de prendre pour un exercice intellectuel supérieur le fait de se critiquer publiquement et d'y prendre une réelle satisfaction.

Les théologiens du moyen-âge avaient défini cette tare de l'esprit : la délectation morose. Je suis mauvais, médiocre, faux : et je m'en réjouis, je me gonfle de mes défauts et de leur dénonciation.

Ainsi on ressort la triste affaire des fusillés pour l'exemple avec de la part d'intellectuels qui se veulent éminents, l'évocation de la faute de la France. Ah, que c'est bon d'accabler son pays !

On s'étonne ensuite que les jeunes rechignent et que les étrangers goguenardent !

Il y en aura d'autres toutes aussi irréparables de ces affaires pourries que génère chaque conflit, mais 3 ou 4 générations plus tard, quel droit avons-nous à juger ? Quelle objectivité prétendons-nous apporter ?

Tous ils sont morts, et nuls ne re-seront.

Chacun ira de sa parole : sic transit ; autant en emporte le vent ; vent de l'histoire ; chacun selon sa culture mais le respect de tous ces hommes, femmes et enfants : nos aïeux, dont nous n'héritons ni les faiblesses, ni la gloire. Le respect, c'est ce que nous leur devons.

Dans cet esprit, j'ai demandé que l'on prépare ce centième anniversaire du début de la guerre de 14, de la première guerre mondiale. Un groupe de travail est constitué avec les élus et les services municipaux concernés, et il fera un appel à tous ceux qui souhaiteront participer.

Il ne s'agira pas de réécrire l'histoire, d'en tirer des conclusions aussi éphémères que de circonstance, mais d'évoquer et de comprendre une époque et des hommes déjà si éloignés de nous.

Hommage et respect pour ce qu'ils ont vénéré : la gloire de la patrie.

Gilbert Menut

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Du président normal au président Pétoche

Publié le par Talant Avenir

Réaction de Gilbert Menut, Maire de Talant, Vice-président du Conseil Général de la Côte-d’Or, Vice-président du Grand Dijon, suite à l’annonce que François Hollande ne viendra pas rencontrer les maires de France réunis en Congrès à partir du 18 novembre.

Du président normal au président Pétoche

Le président est tellement surchargé de travail (c’est normal) qu’il n’ira pas voir les maires au congrès de l’AMF. C’est vrai qu’il n’y a pas grand-chose en cours : les PLU intercommunaux, la baisse généralisée des dotations, les critiques incessantes sur la gestion des communes, les transferts de charges, les rythmes scolaires. Que de la satisfaction pour les maires !

Faire le beau sur les estrades au Mali, oui ; mais rencontrer les maires ?

Gilbert Menut

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