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DISCOURS DU 19 MARS 2013

Publié le par Talant Avenir

Mesdames et Messieurs les Présidents,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mon Colonel

Mesdames et Messieurs,

 

Nous sommes ce soir réunis dans des conditions tant attendues puisqu’il s’agit de la première célébration officielle du 19 mars 1962.

Plus de cinquante ans après les faits, de multiples évolutions ayant marqué tout ce temps, sans faire l’unanimité mais allant à une reconnaissance de plus en plus affirmée et aujourd’hui établie.

Il est vrai que ces guerres d’après-guerre ont connu dans la mémoire collective un sort étrange : plus ou moins oubliées, quelques fois même non reconnues.

Ne parlait-on pas des évènements d’Algérie. On faisait la guerre mais les faits n’en avaient pas le nom.

Cela aurait d’ailleurs été une guerre civile, ce qu’aucun état surtout quand il est faible, ne peut reconnaître. Les fantômes historiques, les guerres de Religion, la Fronde, la guerre de Vendée hantent notre conscience collective même s’ils ne nous conduisent pas à la modestie au regard de l’histoire contemporaine d’autres peuples.

Ce n’est que bien plus tard que la guerre d’Algérie a reçu son nom et aujourd’hui une date d’anniversaire liée directement à son déroulement.

Je dirai aussi que ce que les Algériens ont fait de cette date ne nous regarde pas et ne doit pas nous impressionner.

La fin de la guerre d’Algérie est surtout pour nous le début de la vraie paix que la France n’avait plus connue depuis si longtemps, à laquelle le peuple français aspirait malgré les peines et les évolutions que l’état du monde nous imposait.

Amener le drapeau n’est jamais un geste simple mais le laisser flotter dans les hasards ou l’abandon est bien pire encore.

Paradoxalement par ce retrait de la dernière colonie française, la France se libérait et reprenait la maîtrise de son histoire en particulier dans l’expression internationale promue par le Général de Gaulle « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes »

Mal vécus, le temps apporte l’oubli, la mémoire entretient la rancœur. Mais c’est dans la culture des deux, l’un corrigeant l’autre, que l’on trouve la sagesse pour tirer du passer les leçons constructives de notre avenir national.

Dans les événements du jour, il y a encore tant de leçons à étudier.

Que cette manifestation par la nature qu’elle vient d’acquérir en soit l’un des fermants !

 

Gilbert Menut

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