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Discours du bois de Norges-la-Ville

Publié le par Talant Avenir

Discours prononcé à l'occasion de la cérémonie annuelle en hommage aux quatre patriotes assassinés le 19/08/1944 dans le bois de Norges-la-Ville.

 

 

Mesdames Messieurs les Maires et les élus,

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Voici donc la manifestation qui nous rassemble chaque année à quelques jours de la rentrée et qui nous rappelle, au terme prochain des vacances, à la réalité !

Malgré la distraction qu’apporte le temps qui passe, c’est toujours nombreux que nous regroupe cet évènement de 1944, preuve que la mémoire est vivante et est sans doute en l’occurrence plus qu’un devoir.

Ici passe le chemin de la reconquête de la Liberté qui fut jalonné tout au long de souffrances et de morts. Morts au combat, morts faute d’être jugés, morts par représailles.

Je pense en particulier à ce jeune garçon, à peine jeune homme, qui fut fusillé là mais que dire de celui qui a tiré. A quoi, à qui pouvait-il bien penser ! Soldat d’une armée en retraite, assez ordonnée pour n’être pas en déroute, assez ordonnée pour assumer les actes commis dans ses rangs.

Ce tireur était-il jeune aussi, à peine plus vieux que celui qu’il allait tuer, était-il plus vieux avec quelque part en Allemagne ou ailleurs un frère ou un fils du même âge ?

Que penser dans ces temps d’évènements si lourds qu’il ne faut plus penser, mais seulement agir, suivre, obéir, subir, affronter ? L’histoire emporte les hommes comme le maçon fait un mur. Le mur fait, qu’en pensent briques et moellons ?

Temps qui réduisent l’homme à sa fonction immédiate, en font des briques et des moellons.

C’est cependant ainsi que s’est tracé le chemin de la Liberté retrouvée et que nous n’avons plus perdu depuis dans un élan de Paix que la France et l’Allemagne en particulier entre elles n’ont jamais plus démenti.

Agissons, témoignons pour que dans les temps difficiles nous trouvions ce souffle qui nous mène encore plus loin. C’est l’hommage le plus sûr à rendre à ceux qui comme ici sont morts en ce temps-là.

Gilbert Menut 

 

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