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Discours prononcé au Banquet des Aînés

Publié le par Talant Avenir

 

Dimanche 15 janvier,

 

Chers Aînés Talantais,

 

Vous battez à vous tous aujourd’hui un record : celui du nombre en atteignant ou presque les 400 convives. Il est vrai que l’année est favorable ni neige, ni verglas et depuis peu ni brouillard.

Merci de votre participation nombreuse car elle est la plus sympathique réponse aux efforts déployés pour créer cette superbe fête avec de si beaux décors sur un thème toujours renouvelé, cette année les 4 saisons, par celles et ceux qui depuis des semaines ont préparé votre accueil. Madame Keiflin vaillante adjointe à l’intergénération est la chenille ouvrière de l’opération et avec ses aides, elle mérite de chaleureux applaudissements… Merci Madame Keiflin. Merci toutes les petites mains !

Cette tradition du banquet est l’une ou la plus ancienne manifestation de solidarité et de fête de la ville. Elle a succédé au panier des vieux autrefois distribué dans les foyers avec un kilo de sucre, un paquet de café, de nouilles, quelques oranges. A cette époque, il n’y avait pas ou peu, de retraites, d’aides, de prise en charge, même pas un CCAS. Dans les années 1970-1980, les choses ont changé et le banquet des aînés est devenu de plus en plus une fête, perdant son caractère d’aide sociale au point que les crédits nécessaires sont portés au budget d’animation et sortis du CCAS. C’est plus conforme à la réalité !

C’est le signe d’une société qui a changé et il n’est pas inutile de le rappeler dans la période tumultueuse que nous traversons.

A ce sujet (et je crois que le député qui nous fait l’amabilité, là aussi selon une tradition longuement établie, d’être avec nous ne me contredira pas) si l’heure est à l’inquiétude et aux interrogations, il y a trois travers à éviter :

- se jeter des aigreurs au visage

- se voiler la face pour ne rien voir

- prendre peur.

Nous avons tous – je ne dirai pas profité mais vécu du système.

La vérité est là clairement révélée et on n’était pas trop pressé de l’admettre.

Des remèdes il y en a, pour des maux qui pourraient être pire, qui le deviendront si on ne fait rien !

C’est à la mobilisation de la société française qu’il faut faire appel, à chaque citoyen là où il est et pour ce qu’il est.

Vous me direz : à la retraite, que voulez-vous que l’on fasse ? La réponse est là aujourd’hui : l’âge moyen de toutes celles qui ont préparé cette fête doit être autour des 70 ans et sans ce concours, si la ville devait en quelque sorte acheter la fête, elle ne le ferait pas : c’est la valeur ajoutée que chacun peut apporter aux autres. Cette valeur là au demeurant, n’est pas taxée et elle a en plus la vertu de changer les choses : l’esprit des choses.

En effet la crise est financière, économique, etc mais tout cela ce n’est que le signe de la maladie : les boutons, la fièvre, la fatigue. Ce qu’il faut trouver, c’est le microbe. Ce n’est pas un hasard si les pays du Nord ne sont pas dénotés et nous, si, avec les autres pays du Sud.

Nous n’avons pas fait évoluer nos mentalités. On dit quelques fois « Ah ! oui mais en France, on est des Gaulois ». Outre que c’est faux, que ce n’est qu’une fable du XIXe  siècle, le siècle du déclin de la France, ce n’est en tout cas pas une excuse ;

Moi je vous le dis, je ne suis pas Gaulois – à Alésia, je soutiens César – je ne me soucie pas de Jeanne d’Arc, sanctifiée ou pas !

Je suis français, si possible d’aujourd’hui.

Je vous invite à l’être aussi.

Bonne année, bonne santé et bon appétit.

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