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« « Tout le monde en parle… moi aussi

Publié le par Talant Avenir

 

Un grand principe politique des années passées était : « demain, on rase gratis ! » Promesses et enthousiasme à l’appui, longtemps l’électeur semble y avoir cru. Porté par une croissance économique importante, les slogans firent illusion ; encouragés par un laxisme financier non moins continu, ils devinrent principe ! d’où peut être, cet accommodement à 1200 milliards de dettes pour le budget de l’Etat, dont on parle comme si ce n’était pas le nôtre, cette rengaine que l’on entend encore regrettant, comme le défunt Philippe Séguin, le temps de ce bon vieux franc dévaluable à merci, et toutes sortes de ces idées laxistes qui laissent penser que l’on s’en sortira sans effort. Encore pour les retraites, où la faillite patente du système ne suffit pas à convaincre. Le plus remarquable contresens à ce sujet vient d’un syndicat étudiant bien connu, qui refuse que l’on recule l’âge de la retraite, tout en pleurant d’avance que les jeunes devenus vieux ne la percevront pas. Pourtant c’est bien si les vieux d’aujourd’hui travaillent plus longtemps, que les vieux de demain, c'est-à-dire les jeunes d’aujourd’hui verront leur chance de bonne retraite augmenter. Ce n’est pas évident pour tout le monde comme tout ce qu’on ne veut ni voir, ni entendre, ni comprendre.

Un ancien président de la République, habile en propos et prompt autant à avoir de grandes idées qu’à y renoncer, pour ce faire avait dans sa doctrine : il faut laisser du temps au temps… affirmation que heurte de front la constatation de l’architecte Reischen : en se donnant du temps, on vit du problème et non de sa solution.

Or il y a bien longtemps que l’on vit du problème en tournicotant pour l’éviter sans le régler et aujourd’hui il est bien tard : 

-         pour le déficit de l’Etat

-         pour le sauvetage de la sécurité sociale

-         pour le système de retraite

et aussi pour l’endettement des collectivités locales quelques fois lourd et même plombé par les produits structurés, c'est-à-dire à risque.

Il n’est cependant jamais trop tard. On l’a vu à notre modeste niveau par l’effort, l’économie, la ténacité. On a réduit les coûts, mieux employé l’argent public. Les Talantais ont souvent dû et su attendre. Nous avons tous fait preuve de rigueur, ce mot maudit nécessaire au succès.

C’est dans ce même esprit que nous aborderons la période budgétaire. L’heure n’est pas aux facilités mais on le sait. » » »

 

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