Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

actualite

Souvenir de la Déportation

Publié le par Talant Avenir

 

Talant, le 29 avril 2012

 

Mesdames et Messieurs les élus,

Messieurs les Officiers,

Mesdames et Messieurs les Présidents,

Mesdames, Messieurs,

 

Le souvenir de la Déportation nous rassemble au dernier dimanche d’avril devant ce monument bien particulier. Ce n’est pas un monument aux morts. Il n’est dressé à aucune gloire. Il est le rappel d’un phénomène effrayant qui a ravagé la civilisation occidentale, voici quelques 70 ans. La déportation, même à cette époque, n’était pas une méthode nouvelle d’éliminer les opposants mais le milieu du 20e siècle en a vu l’organisation industrielle : méthodes de rafles et d’arrestations, justice expéditive ou absence de toute action judiciaire, critères politiques ou raciaux ou idéologiques, mobilisation de grands moyens de transport et au terme, exploitation d’une population réduite  à un abominable esclavage ou élimination pure et simple sur un mode industrialisé. Un monde sordide de violence, de profit et de honte : honte infligée aux victimes et honte méritée pour les auteurs.

Ce phénomène en Allemagne mais aussi le goulag sont une plaie pour l’Occident, même si l’Occident a trouvé en lui les moyens et la volonté d’y mettre fin.

Cependant, là est une grande énigme de l’avenir.

Est-ce bien la fin ? Le mal n’est-il pas tout prêt à revenir ?.

N’y a-t-il pas des raisons d’inquiétude lorsque les témoins de cette époque sont eux-mêmes angoissés ?. Ce ne sont pourtant pas des petites natures : ils ont en leur temps pris les risques, subi le pire ; ils sont longtemps restés incompris ; ils parlent aujourd’hui.

Ainsi Madame Michèle Agniel ancienne déportée-résistante, arrêtée à moins de 20 ans en 1943 dit aujourd’hui : « Je dois vous avouer que ce que nous vivons depuis quelques années en matière économique, ça ressemble tellement aux années trente que j’en suis effrayée ! Normalement, je suis très optimiste mais là, on est dans un creux… Quand allons-nous réagir ? Je ne sais pas ». Ou encore ce témoignage d’Etienne Lafond lui aussi déporté-résistant, âgé de 92 ans. Il dit : « L’époque que nous vivons représente à mes yeux un véritable gâchis… Je pense qu’au fond, la guerre ne s’est jamais terminée. Elle est toujours là, sous un autre visage. J’ai bien peur que le monde rebascule un jour prochain dans la barbarie ».

Chez eux, il n’y a ni peur pour eux-mêmes ni résignation mais une grande inquiétude que l’expérience de leur vie et l’âge, avec calme, leur fait pressentir.

Saurons-nous après eux tenir la place qu’il faut dans un monde en chahut où d’autres ont cru un moment recueillir les dividendes de la paix ?

Je ne saurais terminer sans évoquer le souvenir de Jean Le Bris. Son nom est encore inscrit sur le carton de l’invitation d’aujourd’hui. Il n’espérait pas pouvoir venir. Il est décédé quelques jours plus tard. Ainsi il nous invite mais n’est déjà plus là. Vous ne verrez plus son nom. Vous n’aurez que votre mémoire. Je vous rappellerai aussi René Santot qui est parti voici 4 ans. Un à un, ils ne sont plus venus, malades ou disparus, et la solitude s’installe autour de notre petite troupe. C’est comme cela mais la leçon d’histoire dont ils ont été les acteurs doit rester, toujours rester, pour éviter de sombres retours.

Gilbert Menut

Voir les commentaires

Talant a bien voté !

Publié le par Talant Avenir

Tout d’abord la participation : 83,55 %. Un score historique quand les médias expliquaient que la campagne n’intéressait personne (un bureau atteint même 87,9 %).

Nicolas Sarkozy est en tête avec 32,47 % nettement devant le candidat PS. Le FN est en dessous de 13 % suivi de Bayrou puis de Mélanchon entre 10 et 9%.

Cela donne l’image d’une ville politiquement apaisée, plus à droite qu’à gauche. La France a donné une image d’ensemble assez identique, bien différente de ce que la propagande permanente depuis 7 mois a essayé d’accréditer, avec par exemple la captation de plus d’un mois des télévisions par les socialistes lors de leurs primaires puis l’antisarkosysme systématique, grande parole de ceux qui n’ont rien à dire.

Le deuxième tour est donc plus ouvert que jamais.

C’est le moment de chanter : « Aux urnes, citoyens ! »

 

Gilbert Menut

Voir les commentaires

Visite de François Sauvadet dans le canton de Fontaine-lès-Dijon

Publié le par Talant Avenir

 IMG 4939 [1600x1200]

Le 5 DECEMBRE 2011

 

Monsieur le Ministre, Cher François,

 

C’est avec un grand plaisir et beaucoup d’honneur que je prends la parole à l’occasion de ta visite dans le canton de Fontaine-Lès-Dijon. C’est un grand canton de 13 communes et de 34 300 habitants, un beau canton à cheval sur la ville et la campagne, une de ces marches au rebord du plateau tout en diversité paysagère et humaine où l’on trouve à 800 mètres l’un de l’autre un quartier populaire de 1 500 logements HLM et la commune la plus riche de Côte d’Or. Pour autant, tout ce monde se voit, se croise, se respecte et fréquente les mêmes services, mêmes crèches, mêmes collèges, etc.

Ce canton a toujours cultivé une certaine sérénité. Mon unique prédécesseur, Henri REVOL, s’y est toujours employé et les élus municipaux avec lui. Je n’ai eu qu’à poursuivre cette voie que tous je crois souhaitent continuer de fréquenter !

Nous avons toute cette rencontre pour en discuter et les thèmes, je pense, ne manquent pas. En effet, Monsieur le Président, même paisibles, nos collègues restent imaginatifs.

Cependant, je souhaite donner un éclairage plus précis à notre rencontre dans le climat, qui n’est pas un climat de Bourgogne, assez rude qu’il nous faut vivre.

Les temps sont difficiles, à mon avis pour longtemps. Je n’en tiendrai pour preuve qu’un seul élément : imaginons que se réalise le risque jamais vu de tarissement du crédit pour les collectivités locales. Que telle ville qui cherche 2 ou 3 millions d’euros n’en trouve qu’un et encore dans de mauvaises conditions, c’est 3 ou 4 millions de travaux que du moins cette année, elle ne réalisera pas. C’est autant de subventions qui ne seront pas débloquées, allégeant d’autant la finance de ceux-là, mais on imagine avec inquiétude le désordre qui en résultera, en premier chef et lieu pour les entreprises. On se désendettera en quelque sorte malgré nous mais avec des conséquences annexes qui risquent d’être terribles.

Si l’on regarde les programmes en cours, ce n’est pas plus réjouissant : le contournement de Savigny est terminé –merci le Conseil Général qui l’a financé seul- La LINO par tranche en est aux 2/3 : fin prévue en 2013-2014, les programmes ANRU, on visitera celui de Talant tout à l’heure, vont se terminer courant 2013, le TRAM sera fini dans un an : fin 2012. L’hôpital du Bocage est terminé mais que voit-on d’autre, qui débuterait en 2013 pour 2 ou 3 ans de travaux et plus tard ? A ce jour rien et d’ailleurs bien plus grave, en a-t-on les moyens dans quelque collectivité que ce soit ?

A l’égard des moyens, je souhaite souligner le courage –quelquefois radical au sens non pas de radicalisme mais de radicalité clairement exprimée et assumée- dont, Cher François, tu marques ton action éminemment politique à la tête du Conseil Général. A propos de politique, merci au passage pour ton implication dans les élections cantonales de mars dernier ! Action donc qui poursuit ce qui a été réalisé avant sans divorce ni rupture mais avec un soin particulier à prendre en compte l’évolution du contexte évoqué tout-à-l’heure.

Exemples : Ramener en 2 ans la progression des charges salariales de 5 % annuels à 1 ou 2 %, chacun devine l’effort que cela représente, qui ne peut, il faut le souligner, réussir sans l’assentiment actif des personnels eux-mêmes.

Maintenir la structure globale des engagements pris en particulier auprès des communes et des communautés de communes dans un contexte financier aussi aléatoire. Par exemple, la baisse des droits de mutation n’a-t-elle pas représenté 20 millions d’euros sur deux ans ? Réorganiser nos interventions en matière sociale face à des partenaires qui ont une conception certes honorable mais en général budgétivore de leur mission sans casser la machine puisque nous sommes de fait, et quelquefois sur la responsabilité personnelle du Président, dans une obligation de résultat.

Voilà autant de paris difficiles mais tenus.

Les choix nécessaires ne font évidemment pas l’unanimité jusqu’à se voir reprocher de faire aujourd’hui ce que l’on n’aurait pas assez fait hier mais c’est le jeu habituel entre majorité et opposition. Il est important de tenir le cap, le seul qui vaille durablement par la maîtrise des dépenses, de toutes les dépenses et de la dette qui n’est qu’une dépense différée.

Dans les domaines qui nous occupent plus spécialement, je souhaiterai pour ma part que nous fassions preuve de beaucoup d’attention.

Attention à la nature et la qualité des demandes et les sollicitations. Attention aux formalités et délais.

Dans un contexte aussi tendu pouvoir lisser, organiser les engagements, est une condition indispensable au meilleur usage des moyens disponibles. Je ne crois pas que l’on ait ici la tentation des demandes exotiques et nous ferons un effort particulier pour que cela reste ainsi.

Mais il faut conclure : merci à tous de votre présence, merci au Président du Conseil Général de cette visite : je l’avais souhaitée et tu m’avais promis de la faire. La parole tenue est particulièrement appréciable quand on songe à ce que peut être ton agenda.

D’ailleurs, si l’ambiance amicale qui prévaut ici peut t’apporter une impression de récréation, au-delà des échanges que nous allons avoir, tu l’auras, c’est certain, bien mérité. Merci encore.

 

 

 

Voir les commentaires

La Toison d'Or

Publié le par Talant Avenir

 

toison-024

 

Toison d'Or, au carrefour de la politique

 

Une décision récente de la Commission ad hoc a autorisé l'agrandissement du centre commercial de la Toison d'Or pour lui donner un second élan : remplacement du centre aquatique fermé, adaptation à l'arrivée du tram, accueil de nouvelles enseignes.

Représentant le Grand Dijon, j'ai voté pour. D'ailleurs, la décision a été adoptée : 7 pour, 1 contre. L'opposition dijonnaise était pour au nom du petit commerce de centre ville.

Dans les dossiers techniques, il faut être au-delà des clivages politiques, et l'alignement ne peut être une bonne chose quand la logique, l'observation du terrain, l'expérience, conduisent à d'autres conclusions.

La Toison d'Or a besoin d'un second souffle. C'est l'intérêt des habitants du Grand Dijon.

Le Centre Ville a des difficultés comme plupart des centres. Il faudra qu'il s'adapte lui aussi, et saisisse les chances qui se présentent : le tram (encore), le goût renouvelé pour le commerce de proximité, les niches nouvelles etc.

Cependant, empêcher l'un n'aidera pas l'autre, et les combats d'arrière-garde n'aideront personne. Le monde change, le commerce aussi.

 

Gilbert Menut

Voir les commentaires

François Sauvadet Ministre

Publié le par Talant Avenir

 

 

 

 

 SauvadetRVB.320

 

 « « « « La nomination de François Sauvadet au poste de Ministre de la Fonction Publique met fin à un long jeûne ministériel de la Côte-d‘Or.
Le dernier ministre de la droite et du centre était Robert Poujade en 1973 !
Saluons donc François Sauvadet. Après sa belle résistance aux Régionales et le succès des Cantonales, sa position nous conforte tous -droite – gaullistes – centre- pour progresser dans nos idées, notre implantation, nos actions.
Disons simple : bravo et merci François !

 

Gilbert Menut» » » » »

Voir les commentaires

Madame la Préfète à Talant

Publié le par MF

Gilbert Menut Présente Talant à Madame la Préfète

 

 

 Mme la Prefete

Mardi dernier (8 février)Anne Boquet, Préfète de la Région de Bourgogne est venue prendre contact avec l'équipe municipale. Au programme, une visite succincte des opérations de Rénovation Urbaine, et surtout un aperçu du Bourg et de son riche patrimoine historique. Mme Boquet a pris ses fonctions récemment et a tenu à visiter les principales villes de l'agglomération.

Voir les commentaires

« inauguration du jardin du 19 mars : où est l’opposition ? »

Publié le par Talant Avenir

 

IMG_9014.JPG

Le 6 novembre dernier, plus de 200 personnes étaient rassemblées dans le quartier des Quétins où allait être inauguré le « Jardin du 19 mars 1962 » ; il s’agissait de donner un lieu à Talant pour la Guerre d’Algérie, et de lui donner le nom de la date du cessez-le-feu officiel.

À l’invitation de la Fnaca, anciens appelés, anciens combattants et beaucoup de familles étaient présents pour ce moment de souvenir et de commémoration.

Les membres de l’opposition, eux, avaient choisi de ne pas venir…

Le fantôme de Mitterrand, peut-être, les mettait mal à l’aise sur le thème ?

 

Voir les commentaires

« « Tout le monde en parle… moi aussi

Publié le par Talant Avenir

 

Un grand principe politique des années passées était : « demain, on rase gratis ! » Promesses et enthousiasme à l’appui, longtemps l’électeur semble y avoir cru. Porté par une croissance économique importante, les slogans firent illusion ; encouragés par un laxisme financier non moins continu, ils devinrent principe ! d’où peut être, cet accommodement à 1200 milliards de dettes pour le budget de l’Etat, dont on parle comme si ce n’était pas le nôtre, cette rengaine que l’on entend encore regrettant, comme le défunt Philippe Séguin, le temps de ce bon vieux franc dévaluable à merci, et toutes sortes de ces idées laxistes qui laissent penser que l’on s’en sortira sans effort. Encore pour les retraites, où la faillite patente du système ne suffit pas à convaincre. Le plus remarquable contresens à ce sujet vient d’un syndicat étudiant bien connu, qui refuse que l’on recule l’âge de la retraite, tout en pleurant d’avance que les jeunes devenus vieux ne la percevront pas. Pourtant c’est bien si les vieux d’aujourd’hui travaillent plus longtemps, que les vieux de demain, c'est-à-dire les jeunes d’aujourd’hui verront leur chance de bonne retraite augmenter. Ce n’est pas évident pour tout le monde comme tout ce qu’on ne veut ni voir, ni entendre, ni comprendre.

Un ancien président de la République, habile en propos et prompt autant à avoir de grandes idées qu’à y renoncer, pour ce faire avait dans sa doctrine : il faut laisser du temps au temps… affirmation que heurte de front la constatation de l’architecte Reischen : en se donnant du temps, on vit du problème et non de sa solution.

Or il y a bien longtemps que l’on vit du problème en tournicotant pour l’éviter sans le régler et aujourd’hui il est bien tard : 

-         pour le déficit de l’Etat

-         pour le sauvetage de la sécurité sociale

-         pour le système de retraite

et aussi pour l’endettement des collectivités locales quelques fois lourd et même plombé par les produits structurés, c'est-à-dire à risque.

Il n’est cependant jamais trop tard. On l’a vu à notre modeste niveau par l’effort, l’économie, la ténacité. On a réduit les coûts, mieux employé l’argent public. Les Talantais ont souvent dû et su attendre. Nous avons tous fait preuve de rigueur, ce mot maudit nécessaire au succès.

C’est dans ce même esprit que nous aborderons la période budgétaire. L’heure n’est pas aux facilités mais on le sait. » » »

 

Voir les commentaires

Le fabuleux destin de Mr Gates

Publié le par Talant Avenir

 

En effet, Mr Gates a un destin formidable. Dans un garage étroit en Amérique, il a adapté tout jeune avec des amis un système informatique qui a transformé l’usage des ordinateurs… Un succès mondial qui lui donne une des plus grosses fortunes aujourd’hui.

Toutefois, Mr Gates a un problème avec sa fortune. Il a déjà fait savoir, voici quelques années, qu’il avait organisé sa succession de sorte que ses enfants n’héritent pas de tout, pour qu’ils soient obligés de gagner leur vie. Enfin, l’argent de poche, car apparemment le nécessaire reste assuré : que c’est bien !

Mr Gates aujourd’hui récidive pour redistribuer aux pauvres la moitié de sa fortune décidément trop grande. Il veut le faire avec d’autres, histoire de n’être pas le seul vertueux de la planète : que c’est bien !

Qu’a-t-il donc avec sa fortune ? Des regrets sur l’efficacité de son système ou plutôt sur l’agressivité* déployée pour le développer, quitte à en pousser quelques autres à la ruine ? Un peu de honte, Mr Gates ? Que c’est bien ! Quel fabuleux destin…à vous rendre anarchiste !

 

*même l’UE a fini par s’en émouvoir et par le sanctionner

Voir les commentaires

France d’en haut, France d’en bas

Publié le par Talant Avenir

Ces dernières semaines, les journaux ont présenté deux visages, deux séries de visages du sport.

Les vedettes du foot, grincheux, mauvais, de médiocres hâbleurs : Anelka, Ribéry, Evra, Domenech (lui il s’en moque : même pas puni !) ; la France d’en bas, qui comme on dit n’a même pas « le respect du maillot »

Les athlètes et les nageurs, enthousiastes, joyeux, sains dans leur tête, heureux, portant le drapeau et couverts d’or sans être mangés par l’argent : Agnel, Bousquet, Lavillénie, Lemaître… La France d’en haut.

C’est ainsi que doit être faite la distinction, qu’il faut opérer le tri : l’ivraie et le bon grain ; les gloires de la République ; chacun prendra le terme qui lui convient ; je n’ai d’ailleurs pas trouvé d’expression neuve à ce sujet ; le langage people est sur un autre registre, mais on ne m’empêchera pas de penser que « people » ne veut pas dire « peuple » !

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 > >>