Mention Bien
Paru dans le bien public ce samedi 23 février 2008
magazine « challenges »
Cinq maires de Côte-d'Or évalués
Le magazine Challenges consacre une quinzaine de pages de sa dernière livraison à une évaluation (en terme de finances uniquement) des performances des maires de 35 villes
françaises de plus de 100 000 habitants, et à un classement des performances des maires de 873 villes de plus de 10 000 habitants.
Des évaluations réalisées avec la société PES (Public Evaluation System), qui concernent cinq villes en Côte-d'Or : Dijon, Beaune, Chenôve, Chevigny-Saint-Sauveur et Talant.
Dijon : « doit mieux faire »
Dans le premier classement (villes de plus de 100 000 habitants), seule la capitale régionale est concernée. Située à la 25e place, elle obtient la note « doit mieux faire » (la moins bonne note)
avec Perpignan, Rouen, Nantes, Limoges, Strasbourg, Saint-Etienne, Grenoble, Tours, Mulhouse, Reims et Marseille, bonne dernière.
Dans son commentaire, le magazine admet que « sous la mandature de François Rebsamen, la ville s'est désendettée », mais constate qu'« elle peine à tenir son budget ». Les tableaux font
apparaître que le service de la dette (montant du remboursement du capital et des intérêts de la dette par rapport aux recettes de fonctionnement) a baissé de 6,7 points (comptes 2001-2006). En
revanche, la solvabilité (encours de la dette à la fin de l'exercice rapporté aux recettes de fonctionnement) montre, avec 66,7 %, un taux élevé.
Mention bien : Talant Chenôve, Chevigny
A titre de comparaison, la moins endettée, Angers (4e au classement), affiche un service de la dette à 0 %, et une solvabilité à 1,4 %.
Pour ce qui est des autres villes de plus de 10 000 habitants en Côte-d'Or, le maire de Beaune, Alain Suguenot, est crédité d'un « peut mieux faire », alors que Gilbert Menut
(Talant), Jean Esmonin (Chenôve) et Lucien Brenot (Chevigny-Saint-Sauveur) obtiennent chacun deux étoiles, ce qui signifie « bien ». On notera que seules 12 villes françaises obtiennent
les trois étoiles (très bien), et que c'est la ville d'Amiens, dirigée par Gilles de Robien, qui monte sur la première marche du podium des plus de 100 000 habitants.
Enfin, il convient d'insister sur le fait que ce classement des performances ne donne qu'un état des lieux des finances. Et de garder à l'esprit que de nombreux autres critères (qualité de la
vie, construction de grands équipements, logements collectifs, sécurité, création d'emplois) entrent en ligne de compte pour juger de la qualité du travail mener par un maire durant son
mandat.
G. D.