Trop d’état, tue l’état
La sphère publique française contrôle officiellement plus de 56 % de la richesse nationale. Cela fait 10 points de plus que la moyenne de l’OCDE.
Pour bien comprendre la difficulté à laquelle nous sommes confrontées aujourd’hui, il faut se rappeler qu’à la mort de George POMPIDOU en 1974, le poids de l’Etat était de 27 % du PIB et la dette quasiment nulle. L’Etat n’ a cessé d’accroître son périmètre d’intervention et surtout son influence. Ne cessant d’augmenter les impôts et surtout des niches fiscales. La réforme territoriale engagée par Nicolas SARKOSY s’impose comme une évidence, il y aura 40 % de mois d’élus dans les départements et les régions.
Les difficultés greques ont le mérite de nous faire comprendre que ce n’est pas la crise qui crée la dette de l’Etat mais que la dette de l’Etat contribue à la crise.
On fera toujours une nette différence entre les collectivités bien gérées et celles qui n’ont aucune notion de la bonne gestion.
Talant a beaucoup communiqué sur la dette, aujourd’hui cette pédagogie démontre la nécessite d’une dette raisonnable et surtout saine. Se serrer la ceinture ne suffira pas, il faut que l’Etat réfléchisse à sa structure et redéfinisse son périmètre d’intervention et transfère au secteur privé certaines activités non stratégiques : météo, jeux, poste….La mondialisation et la concurrence entre les états nous obligent à bouger et à nous adapter ; c’est finalement une très bonne chose la mondialisation.
Fabian RUINET
Maire-adjoint délégué aux Finances et à la Vie Economique